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Nés à Minuit et sa colonie de vacances peu conventionnelle

J’ai déjà parlé d’une saga littéraire assez longue dans mon second article mais j’aimerai à nouveau vous en présenter une qui a marqué mon parcours de lecteur. Il s’agit de la saga de C.C Hunter, Nés à Minuit, parue en 2011 (pour le premier tome). Elle est composée de six tomes sans compter les hors-série et possède également une deuxième partie intitulée Nés à Minuit Renaissance. Cette seconde partie est composée de 3 tomes sans le hors-série et est parue, pour le premier tome, en 2015. C. C. Hunter est une autrice américaine de romans pour adolescents. Elle est notamment l’auteur de Nés à Minuit. Sous son véritable nom, Christie Craig, elle écrit des romances policières. Elle est aussi photojournaliste et locutrice. C’est une romance surnaturelle comme on en a beaucoup vues mais elle reste tout de même une lecture agréable et parfois surprenante, ça vaut le détour. Par contre, pour les gens qui n’apprécient pas les triangles amoureux, cette saga peut poser problème, moi en l’occurrence ça ne m’a pas dérangé.

Le premier point que j’aimerai aborder c’est les couvertures, en effet, ça aide, quelque fois, à choisir un livre… Et celles-ci ont eu un effet hypnotisant sur moi avec leurs couleurs pastel et sombres qui donnent un aspect mystérieux à ce livre. Le titre est également accrocheur et donne envie d’aller lire la quatrième de couverture. En voyant les tomes en librairie je n’ai pas pu m’empêcher de les acheter tous d’un coup (et je ne regrette pas ce choix car je les ai tous lus d’une traite). Entre un résumé très accrocheur et une couverture tout simplement sublime, ce livre m’a immédiatement attiré.

Dans cette saga nous suivons l’histoire de Kylie, une adolescente qui se fait envoyer dans un centre spécialisé pour adolescents à problèmes. Et cette situation ne peut pas tomber plus mal. Après la mort de sa mamie, le divorce de ses parents, Trey qui rompt avec elle et son père en qui elle a toujours eu confiance qui la laisse tomber sa mère (la Reine des Glaces), elle vit dans le pire des cauchemars. Mais la jeune fille subit depuis peu des terreurs nocturnes qui s’avèrent plus qu’étranges, il y a également un homme en treillis qui ne cesse d’être présent partout où elle se trouve (elle seule semble pouvoir le voir).

Au début du premier tome, on assiste à une scène où la mère de l’héroïne est en train de rompre avec son conjoint et a fait brûler ses slips sur le barbecue. Pour se venger de cette séparation, la jeune Kylie décide d’aller à une fête où la bière et la drogue sont des éléments indispensables mais elle se fait attraper à minuit par la police qui s’empresse d’appeler sa mère. La sentence est sans appel, elle ira dans ce camp de redressement. La jeune fille estime que le choix de ses parents n’est pas justifié, car elle estime n’avoir commis aucune faute qui pourrait justifier cette punition. De plus, c’est le début de l’été, et elle le passera loin de sa meilleure amie. Un sentiment d’incompréhension s’empare d’elle mais n’en résulte au final qu’un tas de questions : pourquoi suis-je ici ? Cette décision est-elle juste ? Vais-je m’intégrer ? Kylie se sent extrêmement perdue lorsqu’elle arrive dans cette colonie très particulière, elle se retrouve au milieu de personnes toutes plus étranges les unes que les autres. Mais tout est bien loin d’être ce qu’elle s’était imaginée. Dès son entrée dans le camp on lui annonce l’existence de vampires, de loup-garou, de sorciers, de Faes, de métamorphose et bien d’autres créatures surnaturelles. Et même si elle se refuse d’y croire, elle est bien obligée quand Perry lui fait un démonstration en se métamorphosant en licorne devant ses yeux déstabilisés. En plus, elle est observée de la tête aux pieds comme si elle était une extra-terrestre car toutes les personnes rencontrées dans ce centre, sont persuadés que la jeune fille n’est pas humaine. Quant à elle, elle pense qu’ils sont tous cinglés, car elle est humaine. Petit à petit, elle tente, tout de même, de s’intégrer dans ce monde et parvient même à s’entendre avec ses colocataires de bungalow.

Mais Kylie est une héroïne dans laquelle on s’identifie facilement. Elle est simple, attachante et rigolote. J’ai adoré certaines de ses répliques, elle a de l’humour et beaucoup de répondant. Mais elle reste une adolescente un peu rebelle, en quête d’identité et elle est tellement perdue et désespérée qu’on ne puisse pas y être indifférent. Cette demoiselle découvre la vie en même temps que sa véritable nature et que son passé mais elle découvre également ce qu’est que l’amour ! Son cœur balance pour deux garçons, l’un à l’opposé de l’autre. Face à tout cela, Kylie ne sait plus où donner de la tête, elle nous montre bien qu’elle est indécise durant le récit. Elle est prisonnière de ses émotions, de sentiments pour deux êtres surnaturels dont elle ne sait rien pour le moment.

Elle pourra néanmoins compter sur ses amies, Della, le vampire et Miranda, la sorcière aux cheveux tricolores. Il y a aussi Perry dont les situations humoristiques ne manqueront pas de lui donner le sourire. Della est un vampire qui n’enlève jamais ses lunettes de soleil avec un caractère froid et dur, Miranda, elle, est une jeune sorcière au caractère gai. Cela fait que toutes deux ne cessent de se disputer mais elles finissent par devenir très complices avec Kylie.

Le premier garçon à intriguer Kylie est très mystérieux, Lucas, le loup-garou est hypnotique avec ses yeux d’un bleu incroyable. Il a quelque chose d’inaccessible, il est froid et doux à la fois et est d’une ambiguïté déconcertante. Kylie a d’abord peur de lui, mais très vite elle va s’attacher à ce cœur de pierre.

Derek est adorable, il est prévenant, respectueux et digne de confiance. Il est tout le contraire de Lucas, il est démonstratif de son affection envers Kylie et il ne cache pas ce qu’il peut éprouver à son égard.

L’auteure nous offre un panel intéressant de protagonistes qui donnent du rythme ainsi que du dynamisme au récit.

Kylie me donne aussi une impression de clin d’œil envers la série télévisée Ghost whisperer, où le personnage principal voit et communique avec les défunts. Il y a beaucoup de personnages actifs et c’est très facile de se repérer dans la trame du récit. Certains sont si présents qu’on n’a pas le temps d’oublier qui est qui et même qui est quoi.

Pour conclure je dirais que ces petits romans « young adult », de 450 pages, sont idéals pour passer un bon moment de détente « sans prise de tête » car ils sont prenants, on les dévore littéralement. De plus C.C Hunter a un style d’écriture fluide qui fait que le seul moment où on en relève la tête, c’est quand on les a tous finis.