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Mélanie Martinez et l’univers envoûtant de Crybaby

La dernière fois je vous ai parlé d’une saga littéraire sur le thème des vampires mais aujourd’hui on va parler musique. La lecture c’est bien mais on ne vit pas (pour le commun des mortels) avec la tête dans les livres du matin au soir (et même si c’est le cas, vous devriez essayer d’écouter de la musique, ça détend les neurones). L’artiste dont nous allons parler est pour le moins excentrique aux yeux de tous, moi je la trouve fantastique. Il s’agit de Mélanie Martinez, une chanteuse, auteure, compositrice, productrice, réalisatrice et actrice. Son style unique et décalé lui a valu un succès fou. J’ai choisi de vous la présenter car c’est une artiste je suis depuis ses début et qui m’a particulièrement marqué et touché.

 

Mélanie Adèle Martinez est née le 28 avril 1995 à New York et est aujourd’hui âgée de 24 ans. En 2012, à 17 ans, elle participait à la MSG Varsity talent show mais fut éliminée au second tour. Elle ne s’est pourtant pas laissée décourager et a participé à la version américaine de The Voice, son effort a payé car elle finit dans le top 6. Dès la fin de l’émission, elle s’est consacrée à son œuvre musicale et le 9 février 2014, elle sortit son premier single « dollhouse » qui est aujourd’hui l’une de ses chansons les plus connues.

 

Dans l’ensemble de son œuvre, elle se met en scène sous les traits de Crybaby, un personnage, un avatar qu’elle a construit et qui lui colle à la peau, autant dire qu’elle est Crybaby. Ce personnage lui permet de dénoncer de nombreux problèmes de société au travers d’une histoire dont il est aisé de comprendre l’enchainement dans ses musiques (mais également dans ses clips et, depuis le 6 septembre 2019, dans son film K-12). Dans son premier album du même nom que son avatar, elle nous expose sa vie (dans un genre musical qui se rapproche du récit autobiographique en littérature car on y retrouve des références à sa vrai vie mais aussi des éléments imaginaires, totalement fictifs), de la naissance de  Crybaby jusqu’à son adolescence. Le fait de voir évoluer un personnage de cette façon lui permet d’aborder toutes sortes de thèmes auxquels il est succeptible d’être confronté dans son existence, mais cela permet également à Mélanie de choisir ces thèmes afin de pouvoir contrôler cette évolution à laquelle Crybaby est soumise. Dans son premier album « Crybaby », les thèmes récurrents sont : l’enfance, l’amour, la famille, la jalousie, la folie (à discuter car pour moi c’est à voir de manière imagée). De cette manière, elle choisit les différents fronts sur lesquels elle va « se battre » (restant avant tout une artiste engagée) en répartissant ses chansons dans ces thèmes. C’est dans cette même continuité qu’elle a sorti son album « K-12 » ainsi qu’un film qui sert à l’illustrer (elle marque encore son originalité ici en se détachant des clips traditionnels). La répartition des thèmes est similaire à « Crybaby » mais on remarque tout de même que le personnage a grandi malgré quelques ressemblances visuelles et musicales entre ces albums.

 

Pour conclure cet article, je dirais que Mélanie montre bien son engagement dans son art et qu’elle met en évidence de nombreux problèmes de société. Je vous incite fortement à écouter ces deux albums et à voir les adaptations vidéographiques qui sont magnifiques. De plus, je reviendrais sur une analyse plus poussée album par album dans deux articles distincts (dans les semaines à venir) et je répondrais notamment à la question : Pourquoi le thème de la folie est une image proposée à notre interprétation dans « Crybaby » ?